Le jeu OS

Le jeu Objets-Souvenirs

Le jeu Objets-Souvenirs est une invitation à la rencontre des patrimoines et de l’esprit des lieux. Il est un voyage dans le temps qui relie une famille ou des amis autour d’une table. Il propose un regard
contemporain sur un héritage vaste et fragile avec la transmission en filigrane.

Le jeu Objets-Souvenirs est un jeu pour exercer sa mémoire visuelle, composé de 36 paires de cartes illustrant quatre thématiques patrimoniales locales du Haut Languedoc et Vignobles, un territoire préservé labellisé Pays d’art et d’histoire.

Il peut être joué à partir de 7 ans.

Le jeu Objets-Souvenirs est disponible à la vente au prix de 14€ TTC dans les offices de tourisme et les lieux culturels du Pays Haut Languedoc et Vignobles et par mail à associationetwas@gmail.com

Les bénéfices tirés de la vente du jeu contribuent à développer de nouveaux projets d’éducation artistique et culturelle et soutiennent l’engagement des créateurs dans les territoires ruraux.

Créé par la designer Kadia DABO et le plasticien Kévin CABARET pour l’association ETWAS, ce jeu a été réalisé dans le cadre du projet Objets-Souvenirs. Il est le fruit d’une collaboration menée pendant trois ans entre ETWAS, La ligue de l’enseignement de l’Hérault et le Pays d’art et d’histoire Haut Languedoc et Vignobles. Il s’agit d’un projet de sensibilisation aux patrimoines naturels et culturels du territoire par les arts visuels auprès de personnes présentant des fragilités psycho-sociales.

Le design graphique du jeu à été réalisé par Action Graphique

La première édition, tirée à 1000 exemplaires, a été imprimée avec soin par l’imprimerie La Platine, la dernière imprimerie artisanale de Marseille, en utilisant un papier et des encres de grande qualité. Le rendu non-industriel peut générer des variations de teintes dans une paire de cartes. L’élastique est en caoutchouc naturel. Chaque jeu est une pièce unique.

Le projet Objets-Souvenirs a reçu le soutien financier de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et a été cofinancé par le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural,
programme Leader.

Vous souhaitez en commander ou obtenir davantage d’informations ?
Contactez Kévin CABARET au 06 50 85 21 34 ou par mail à associationetwas@gmail.com

Quoi de plus fragile et de plus précieux à transmettre que le patrimoine naturel ? Quoi de plus évocateur que le paysage pour raconter un territoire ?
Le paysage est originellement composé par ses éléments naturels : relief et hydrographie, qui sont regroupés sous le terme de «topographie». Ils sont des repères indispensables pour comprendre les paysages du Minervois au Caroux.
Situé au pied de la Montagne Noire, au sud de la ligne de partage des eaux qui sépare le bassin versant atlantique du bassin versant méditerranéen, ce territoire se caractérise par un vaste plateau
calcaire (le causse) et d’impressionnantes gorges, façonnées par l’eau.

L’eau, comme les autres éléments naturels, structure le paysage. Elle est un artisan de la construction millénaire des paysages, avec un socle et un réseau karstique du Quaternaire. Tantôt ressource vitale, tantôt obstacle, l’eau a été un élément déterminant pour l’installation de
l’humain dans un territoire. Aujourd’hui, tandis que le paysage du Minervois est modelé par la culture de la vigne, l’eau reste un enjeu majeur du XXI e siècle, car cette ressource est limitée et fragile.

Plus d’informations dans les liens suivants :

Découverte touristique et randonnée dans les gorges

Les gorges de la Cesse et du Briant

Minerve, Grand site de France

Visuel par Kadia DABO. Texte par Céline BUNOZ, animatrice du patrimoine et de l’architecture du Pays d’art et d’histoire.

Les fouilles archéologiques permettent la découverte de vestiges. Parmi eux, les artéfacts, objets façonnés par l’être humain, donnent à comprendre les civilisations du passé.

Une maquette exposée dans le Musée de Cruzy, réalisée dans les années 1980 par l’ACAP (Association Culturelle Archéologique et Paléontologue de l’Ouest biterrois), permet d’expliquer l’utilisation des pesons qui sont exposés dans la vitrine à côté. Les pesons servaient à maintenir les fils de chaîne à la verticale facilitant ainsi le passage des fils de trame à l’horizontale. Ces pesons en céramique sont bien souvent les seuls vestiges des métiers à tisser dont l’ensemble était en matériaux périssables (bois et fils). Ils datent de la période gallo-romaine et ont été mis au jour lors de prospections à Cruzy.
Le procédé de la terre cuite, la céramique, est largement utilisée à cette époque. L’activité potière permet alors de produire en masse des amphores vinaires, mais aussi différents matériaux de construction (briques, tuiles) et de la vaisselle du quotidien.

Plus d’informations dans le lien suivant :

Musée de Cruzy

Visuel par Kadia DABO. Texte par Bérangère BORDEZ, guide-conférencière et Céline BUNOZ, animatrice du patrimoine et de l’architecture du Pays d’art et d’histoire.

La richesse géologique du territoire explique la présence des industries extractives. Le bassin houiller de Graissessac est de taille modeste, pourtant l’histoire de son exploitation est longue de plusieurs
siècles et a profondément marqué les paysages et les mémoires.

Philippe Estang, collectionneur passionné, et son association Cvriosity ont généreusement mis à disposition 9 photographies de lampes de mineurs pour le jeu Objets-Souvenirs. Une partie de ces lampes ont été autrefois utilisées dans le bassin houiller des monts d’Orb, dont l’exploitation à cessé en 1993. Les lampes sont aujourd’hui exposées dans l’espace muséographique «Les lumières de la Mine» au Bousquet-d’Orb.

La typologie des 9 lampes (par Philippe Estang) :

Illustration 1 : Lampe de sécurité de mine. Electrique. Fermeture avec rivet de plomb. Fabricant Dominit. Origine Allemagne. Datation 1920.
Illustration 2 : Dernière lampe de sécurité de mine. Electrique. Fermeture magnétique. Fabricant Arras. Origine France.
Illustration 3 :  Lampe de sécurité de mine, type FUMAT. A l’huile. Fermeture au rivet de plomb. Fabricant Hubert Joris. Origine France. Datation 1890.
Illustration 4 : Lampe de sécurité de mine. A l’acétylène. Fermeture à vis. Fabricant Frieman et Wolf. Origine Allemagne.
Illustration 5 : Lampe de sécurité de mine. A l’huile. Fermeture à vis. Fabricant Cosset Dubrulle Lille. Origine France. Datation 1870.
Illustration 6 : Grisoumètre pour mesurer la teneur en grisou dans les mines. A l’alcool. Pas de fermeture. Fabricant Cosset-Dubrulle à Lille. Origine France. Datation 1885.
Illustration 7 : Lampe de sécurité de mine. A huile, Type CHESNEAU. Fermeture au rivet de plomb. Fabricant Cosset-Dubrulle à Lille. Origine France. Datation 1880.
Illustration 8 : Grisoumètre. A l’alcool, type PIELER. Fermeture magnétique. Fabricant Frieman et Wolf. Origine Allemagne. Datation 1890.
Illustration 9 : Première lampe à sécurité de mine, type DAVY. A l’huile. Fermeture à vis. Fabricant Parès & Fils, La Grand Combe (Gard). Origine France. Datation 1850.

Plus d’informations dans les liens suivants :

Association Cvriosity

Musée Les lumières de la Mine

Patrimoine du bassin houiller des monts d’Orb

Visuel par Kadia DABO. Texte par Philppe ESTANG, collectionneur, Kévin CABARET et Céline BUNOZ, animatrice du patrimoine et de l’architecture du Pays d’art et d’histoire.

Les traditions populaires du monde rural ont été décrites, notamment au XIXe siècle, sous le terme de folklore, terme savant à l’origine, passé depuis dans le langage courant avec une forte connotation négative. De nos jours, les traditions populaires font l’objet d’une attention particulière à travers la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, du patrimoine vivant.

Charivari, carnaval, fêtes patronales, votives… Le monde rural est ponctué de fêtes religieuses et populaires qui coïncident au rythme des saisons. Dans l’Hérault, lors de ces événements festifs, il est de coutume d’exhiber l’animal totémique, emblème du village. L’animal est généralement le fruit d’une légende et son nom fait encore vibrer la langue occitane. Cette pratique, fortement identitaire, constitue le ciment d’une communauté villageoise, à travers une dynamique collective.

Plus d’informations dans les liens suivants :

Totémic – Fédération des totems occitans et catalans

Mairie de Gabian

Visuel par Kadia DABO. Texte par Céline BUNOZ, animatrice du patrimoine et de l’architecture du Pays d’art et d’histoire.

Les règles du jeu et les variantes

Le jeu Objets-Souvenirs est un jeu de mémoire visuelle composé de 36 paires de cartes différentes. Il se joue seul et à plusieurs, en famille et en équipe.

Le jeu Objets-Souvenirs est visuellement subtil. Il est composé de quatre thématiques patrimoniales identifiables à la fois par les sujets des photographies et par des bandes de couleurs latérales. Les photographies sont des images qui sont complexes par nature et les bandes latérales de couleur permettent de contrecarrer cette difficulté, notamment pour le jeune public. Néanmoins, comme tout jeu utilisant la mémoire visuelle, il nécessite une grande concentration.

Vous trouverez ci-dessous les règles de base et plusieurs variantes de jeu, de « facile » à « difficile+ ». Les variantes peuvent être combinées, jouées seul ou en équipe. Les variantes 3 et 4 sont proposées par Émilien Alquier, auteur de jeux, membre du Malt (Mouvement des Auteurs Ludiques Toulousains).

Règles de base : Les cartes sont retournées face cachée et étalées sur une table ou au sol. Chacun leur tour, les joueurs retournent deux cartes. Si les deux cartes retournées ne forment pas une paire identique, elles sont replacées face cachée et c’est au joueur suivant de jouer. Si les deux cartes retournées forment une paire identique, le joueur les ramasse et peut rejouer. Le but du jeu est de retrouver le plus grand nombre de paires identiques jusqu’à épuisement des cartes. Le gagnant est celui qui possède le plus de paires.

Si vous connaissez ou si vous avez trouvé une nouvelle manière de jouer et que vous souhaitez partager votre expérience, n’hésitez pas à nous l’envoyer par mail pour que nous puissions alimenter le contenu de cette page.

Thématique — avec 18 ou 36 cartes
Seulement une ou deux thématiques patrimoniales sont mises en jeu, soit 18 ou 36 cartes.

Jeu ouvert — avec 18 ou 36 cartes
Chaque fois qu’un joueur retourne deux cartes, il laisse visible une des deux cartes retournées.

Coopération — avec 18, 36 ou 72 cartes
Lancez un minuteur avec un temps donné. Puis, chacun à votre tour, révélez deux cartes de votre choix : si elles sont identiques, elles sont gagnées, sinon, reposez-les où elles étaient. Si toutes les cartes ont été gagnées, tout le monde gagne la partie, mais si le minuteur se termine avant, tout le monde perd la partie.

Compétition Expert —  avec 18 ou 36 cartes
Lors de l’installation, écartez une carte aléatoire (placez-la face cachée sur la table à l’écart des autres). Lors de votre tour, révélez deux cartes (sauf la carte écartée). Si vous êtes certain.e.s que l’une de ces deux cartes est identique à la carte écartée, vous pouvez révéler la carte écartée. Si vous avez raison, vous gagnez la partie, sinon, tout.e.s les autres joueur.euses gagnent la partie. Mais si vous n’êtes pas certain.e.s que l’une des deux cartes que vous avez révélées est identique à la carte écartée, replacez-les face cachée au même endroit, et c’est le tour du.de la joueur.euse suivant.e.